vendredi 14 mai 2010

Summerland - 25 mars au 10 avril

Nous avons quitté SodaCreek vers 8hrs du matin. Après avoir un aurevoir chaleureux des Bartells, nous avons pris notre sac de patate et repris la route. À peine parti, nous avons croisé un groupe de « deer mule » de petits chevreuils à grandes oreilles. L’un d’un qui broutait sur le bord du chemin, lève la tête, nous regarde et fait un petite bon de 1 mètre pour passer la clôture et se remet à brouter comme si il aurait fait simplement un petit pas pour avancer. Entre 8hrs et 10hrs, nous faisons au moins 6 arrêts pipi, caca, essence, pipi, caca etc. SonPapa commence déjà a trouver que le retour va être long ! Le long de la route nous croisons plusieurs volée d’oiseaux migrateur, probablement tous des oies blanches. Un groupe par contre ressemble beaucoup plus a un groupe de cygnes. Nous croisons également plusieurs champs de vaches. Celles-ci sont en majorités accompagnées de leur petit. Dans plusieurs cas, nous avons l’impression que le petit veau vient tout juste de sortir. C’est une belle journée ensoleillée. Nous arrivons à Kamloops à midi pour diner au restaurant Wendys, où nous avions soupés lors de notre passage, 2 semaines auparavant. Nous passons par la fourche de Falkland pour nous rendre à Summerland où nous arrivons au environs de 15hrs. Les enfants et Ed sont tellement contents de se revoir que c’est la folie la plus complète dans le salon !



Nous remontons notre campement sur le sommet de la colline chez les Rands. Cette fois nous montons la tente pour avoir un « salon ». Ce n’est pas encore l’été, les journées sont fraiches, il ne fait pas particulièrement très beau et il vente beaucoup.







Vendredi soir, nous apprenons que nous serons baptisés samedi matin à l’hôtel de WestBank où le ministre Michael loge pour le week-end. Samedi matin, avant la réunion sabbatique, nous nous rendons donc à l’hôtel où nous nous faisons baptiser en présence de Michael, sa femme et sa plus jeune fille, d’Irma, Bill et Ken et de la famille Rands sans oublier les JusdePommes. Nous allons ensuite à la réunion sabbatique à Peachland. Dimanche soir à lieu la soirée de « lavage des pieds ». C’est une soirée très solennelle qui marque le début de la période du « Passover ». Normalement, les enfants n’y sont pas invités, mais à notre habitude, nous amenons les JusdePommes. Ceux-ci encore une fois se font remarqués par leur patience et leur calme pendant toute la soirée. Même SonPapa et SaMaman son impressionnés !

Lundi c’est la préparation de la « soirée mémorable » (Night to be much remembered Exode 12:42). Pour ceux qui se rappellent de l’histoire de Moise, c’est la soirée qui précède le passage de la mort sur tous les premiers nés d’Égypte. Chez les Rands, nous sommes 9 adultes et 6 enfants pour souper. Un très bon souper composé de toutes sortes de choses : sushis, rôti de cerf, dinde, lasagne, saumon et tous les plats d’accompagnement, sans oublié un très bon vin pour arroser le tout. Les JusdePommes s’amusent comme des petits fous avec leurs copains anglophones. À un moment par contre, GrandJusdePomme viens voir SaMaman pour lui dire indigné et découragé : « Ils ne me comprennent pas ! ».

Mardi nous allons à une réunion de l’église qui marque le début de la période de la fête des pains sans levain. Pendant une semaine, nous allons manger du pain sans levain. Après la réunion, GrandMa Tuula décide d’invité le groupe de Penticton à souper pour « a nigth of left over ». Pour cette soirée, nous étions 15 adultes et 5 enfants pour manger les restants de la veille !!!!

Le reste de la semaine retombe dans une petite routine avec les Rands. Lundi le 5 avril, pour la dernière journée des pains sans levain, il y a un sermon en avant midi et un autre en après-midi. Entre les deux, un diner « pot luck ». Et oui, encore de la bouffe ! Cette journée là, nous donnons un « lift » à madame Joyce. Une gentille petite grand-maman d’un peu plus de 70 ans. GrandJusdePomme est tellement content. Lors du diner, il demande à SaMaman, pourquoi Madame Joyce n’a pas de mari. SaMaman, lui explique que celui-ci est mort. Après une minute de réflexion : « Ben, on doit lui en trouver un autre !». En fin d’après-midi, il est tellement inquiet qu’on l’oubli, qu’il la suit partout et il a été extrêmement heureux d’appendre que nous allions prendre un jus chez elle ensuite.

Le reste de la semaine est tranquille. GrandJusdePomme commence à demander si on va retourner chez nous bientôt. SaMaman travail sur un petit contrat pour ses clients de Québec et tricote de jolie balles à jongler qui font le bonheur de plusieurs et un jouet pour BoBlack. Celui-ci est super fier de sa bebelle. Enfin, un tricot pour lui.

Samedi, nous allons visiter la ville d’Oliver et le camping LooseBay et nous décidons que nous allons y déménager sous peu. Car même si nous apprécions beaucoup nos hôtes, nous avons besoins de nous retrouver un peu en famille et suivre un horaire plus adapté à nos enfants. De plus la colline à Summerland est un sol argileux, les JusdePommes qui font des trous partout à leur habitude, se ramassent extrêmement poussiéreux et comme il vente toujours sur la colline, la poussière rentre partout dans la roulotte. Nous sommes également tous un peu sur les nerfs. Nous avons dû tenir les JusdePommes tranquille toute la semaine. Réunions après réunion. Même chez les Rands, dans la maison, nous devons toujours les tenir, dans la roulotte, il n’y a pas de place a faire les fous, dehors, il fait trop froid ou trop poussiéreux et nous devons toujours les surveiller, car Monsieur Rands est un « collectionneur de stuff ». Sa cour est rempli d’auto, bois, métal, guguss en tout genre, plusieurs choses qui vont peut-être servir et plusieurs autre chose qui ne serviront jamais. C’est donc une zone plus ou moins « safe » pour les garçons. Ils ont dons tendance à s’emmerder rapidement à l’extérieur, puisqu’ils ne peuvent pas faire grand-chose sans se faire dire : « Pas là! », « Touche pas à ça! », « On ne fait pas ça ici », etc. Nous avons donc, les nerfs en boules et nous avons hâtes de passé à autre chose.

jeudi 25 mars 2010

Soda Creek - 21 au 24 mars

Dimanche

Au matin, nous décidons d’aller avec la famille Erickson à Summit Lake. Ils y possèdent un ligne de trappe. Comme il pleut et que nous allons dans un secteur enneigé, nous virons la roulotte de bord à la recherche de vêtement chaud, tuques et mitaines. Nous passons l’avant-midi à marcher sur le lac et à relevé les trappes. Nous relevons trois rats musqués. SonPapa profite également de l’occasion pour se glisser un peu. Sur la route, nous croisons assez souvent des oiseaux de proie, cette fois-ci, cela ressemblait à un aigle royal.


Sur la ligne de trappe

Qui donc est celui qui glisse ?



Bien entendu, SonPapa et GrandJusdePomme!


De retour en ville, nous accrochons la roulotte et repartons vers le sud. Avant de partir, MiniJusdePomme donne de lui-même bisous et collades à Michael et son fils. Il regarde ensuite les filles et décide qu’il est encore trop gêné pour les filles :o)

Nous arrivons pour souper dans le petit village de Soda Creek. Dix maisons sur le bord de la rivière Fraser. GrandPa et GrandMa Bartell nous accueillent très chaleureusement. Bien installé dans leur petite maison avec leur grand jardin, ils sont très heureux d’avoir de la compagnie. Les JusdePommes s’entende tout de suite avec eux. BoBlack aussi est très bien ici, il s’amuse avec les chiens des voisins. Ici ce sont des empreintes de chevreuils qui couvrent le jardin. Monsieur Bartell étant aussi un chasseur et un bucheron à la retraite, nous parlons de chasse à l’ours et aussi d’arbres. Nous avons droit également à un repas de chevreuil cette fois.

Lundi

Lundi c’est le grand ménage de la roulotte et du Durango. Toutes traces de levain doit être éliminées pour la fête des pains sans levain qui commence dimanche prochain. Tout le monde s’amuse dehors même s’il ne fait pas très très chaud.

Mardi et mercredi

Nous passons ces deux journées à jouer dehors et jaser avec nos nouveaux amis. Les JusdePommes quand à eux s’amusent avec les petits voisins qui sont bien contents lorsqu’il y a de nouveaux enfants dans le voisinage, puisqu’ils sont les seuls enfants.

Dans notre pays, il y a des choses qui piquent … comme des cactus!!!

MiniJusdePomme se rentre un cactus dans le grand orteil. SaMaman l’attrape juste à temps avant qu’il ne lui pique la peau.

GrandJusdePomme glisse sur un cactus qui lui rentre dans les fesses. Le petit voisin lui enlève et raconte plus tard à sa maman : « Il a été vraiment tough, parce que quand je lui ai enlevé, je me suis fait mal au doigt. »

À son habitude, SonPapa fait sa spécialité à nos hôtes : un pâté chinois (toutefois, nous n’appelons plus ce pâté ainsi, puisqu’en anglais c’est du « shepherd’s pie »; donc nous l’appelons, « pâté de berger », ce qui convient beaucoup mieux à des canadiens comme nous. Cette fois c’est la version gourmet-deluxe car la viande est du chevreuil et il est gratiné. Jusqu’à maintenant SonPapa à fait sa spécialité à Vancouver, à Summerland et à Soda Creek.

Voilà Soda Creek

Le village de Soda Creek sur le bord de la rivière Fraser


Le voyez-vous ?

Prince-George – 16 au 20 mars

Mardi

Au matin, nous nous préparons à partir. Juste avant notre départ, Mickey viens nous trouver et offre à SonPapa de lui montré «to pan gold», en français on dirait tamisé de l’or ? Nous passons donc un moment sur le bord de la rivière Fraser à se faire expliquer les rudiments de la recherche d’or. Et nous voyons apparaître dans le fond de l’assiette quelques poussière d’or. Ça va en prendre plus que ça pour devenir riche, mais nous apprécions énormément l’expérience. Qui aurait cru que nous verrions de l’or ce matin là ! Chercher de l’or est un travail de moine, il faut de la patience et une certaine connaissance en matière de roches. Pendant ce temps bien entendu, les JusdePommes jouent sur le bord de l’eau et se ramassent tout trempe et sablonneux. Pas grave ! Vive le camping !

Nous reprenons la route de long de la rivière en revenant sur nos pas jusqu’à Cash Creek pour aller prendre l’embranchement qui monte vers le nord. Juste avant Quesnel, nous arrêtons dans un air de repos pour souper. Il vente énormément, MiniJusdePomme regarde les arbres danser et se colle dans les jambes de SaMaman; il n’est pas très rassuré. Le ciel est noir. Un homme un peu plus loin fait tomber des arbres, ce qui n’aide pas à rassurer le petit crapaud. Nous avions penser sortir le poêle et se faire un souper chaud. Un camionneur viens nous parler et nous averti qu’il ne fait pas beau du tout vers le nord, qu’il n’y a pas d’électricité dans les prochaines ville. Il nous suggère de ne pas passer la nuit là, car le vent risque de faire tomber des arbres. Nous passons donc au plan sandwichs. Pendant que nous mangeons nos sandwich le monsieur qui coupait les arbres viens nous jaser. Il nous raconte ce qu’il fait là et nous dit que nous serions mieux de passer la nuit ici puisque en montant vers le nord nous n’allons plus rencontrer d’autre endroit gratuit. Quand a lui les arbres sont solides et il n’y à pas de risque. Nous reprenons la route, notre objectif est de nous rendre à Prince-George. La tempête semble avoir passée, il y a de l’électricité partout ! Nous arrivons vers 22hrs au abord de Prince-George, nous arrêtons dans le premier camping que nous trouvons car en effet, il n’y a pas d’air de repos dans ce coin.


Mercredi

Nous nous réveillons tôt et nous nous rendons à Prince-George pour déjeuner. Comme nous ne savons pas trop ce que nous allons faire, nous amenons la roulotte avec nous. SonPapa passe à l’info touristique. On nous donne une carte de la ville, les camping environnant et le nom d’une personne ressource pour les champignons. Nous passons ensuite au Village des Valeurs pour quelques emplettes et à la bibliothèque pour faire un peu de recherche internet.

Nous avons dû faire au moins 7 fois, si non plus, le tour du bloc afin de trouver un stationnement à la bibliothèque; et juste pour faire exprès, le tour du bloc comprend plusieurs dos d’ânes et des stops. Vous pouvez donc imaginer la situation: Kakling Kaklong, Kakling Kaklong, tient, des campeurs ce temps-ci de l’année! Kakling Kaklong, Kakling Kaklong, tient, c’est une plaque du Québec! Kakling Kaklong, Kakling Kaklong, ils sont fous ces québécois !! Kakling Kaklong, Kakling Kaklong, encore eux, ils doivent s’être perdus ! Kakling Kaklong, Kakling Kaklong, pensent-tu qu’ils cherchent un rond de bleuets ? Kakling Kaklong, Kakling Kaklong, sûrement pas chéri, ils doivent sûrement être plusieurs! Kakling Kaklong, Kakling Kaklong ??? Kakling Kaklong, Kakling Kaklong ??? Kakling Kaklong, Kakling Kaklong ??? Kakling Kaklong, Kakling Kaklong Ça doit sûrement être un convoi québécois! Kakling Kaklong, Kakling Kaklong SAUVE QUI PEUT, C’EST LA FRENCH INVASION !

Ici, nous retrouvons une température qui ressemble un peu plus à ce que nous sommes habitués au Québec. Même la végétation ressemble à ce que nous sommes connaissons, surtout celle du Lac-Saint-Jean. Il fait donc plus froid que ce que nous avons eu droit dans les dernières semaines. Nous comprenons vite que la température est plus chaude que la normal ici aussi, les gens sont un peu mêlés, et la nouvelle mode…porter la tuque et les babouches, foulard et culottes courtes!!

Nous explorons la ville et ses alentours. Et tentons de prendre rendez-vous avez Monsieur Champignons, mais sans succès. Nous prenons également rendez-vous avec le ministre Micheal qui est celui qui nous baptisera. Ensuite nous nous rendons dans un autre camping à l’entrée de la ville. C’est un drôle de camping qui combine motorisé et maison mobile. Nous somme stationné tout près du bloc sanitaire. Douches chaude et lavage de vêtements sont les bienvenus.

Jeudi

Après un déjeuner rapide, nous repartons avec la roulotte. En passant devant une maison mobile, SonPapa fait un signe de la main a un monsieur en train de siroter son café.sur son patio. Nous passons l’avant-midi avec Michael et sa femme. Nous retournons ensuite à la bibliothèque car la connexion internet au camping ne fonctionne pas. Kakling Kaklong, Kakling Kaklong, as-tu vue chéri, c’est encore eux ! Kakling Kaklong, Kakling Kaklong, Ho no! c’est la deuxième vague de l’invasion!!!

Avant de retourner au camping, nous faisons un petit passage à l’épicerie, où un gentil monsieur accoste SaMaman. C’est le monsieur à qui SonPapa a fait un signe de la main le matin. Il jase un peu avec SaMaman et lui présente sa femme qui viens de Gatineau: petit monde!!!

Nous retournons à notre petit camping où cette fois nous réservons pour 2 nuits car nous allons passer le sabbat à Prince-George.

Vendredi


Vendredi est donc une journée relax car nous n’avons pas réussi à rencontré Monsieur champignon et de toute façon, il y a trop de neige dans ce secteur-ci pour les champignons. En soirée, nous allons faire un tour dans un parc pour les enfants. SonPapa s’amuse comme un petit fou avec Brian. Watch me ! Watch me ! Ils se relancent chacun leur tour dans la glissade et la balançoire.

Samedi

Samedi midi nous partons avec les roulotte. Nous rencontrons la petite congrégation de Prince-George. Plusieurs personnes font 2 heures de routes pour venir au service du sabbat. Nous y rencontrons monsieur Trudel, un franco-albertain, très content de pouvoir pratiquer son français. Il s’est fait baptisé par L’Église l’année précédente dans une rivière qui se jette dans le pacifique. Nous y rencontrons également Monsieur et madame Bartell qui nous invite à arrêter chez eux en revenant vers le sud. Nous prenons donc rendez-vous avec eux pour le lendemain. Après la réunion nous allons souper chez Michael et sa petite famille qui se compose de 3 enfants de 15 à 8 ans (Matthew, Ashley et Sarah). La petite dernière est très contente d’avoir des petits garçons à s’occuper. Le ministre Michael a été élevé dans le bois. Chasseur depuis sa plus tendre enfance, nous parlons donc de chasse, de pêche, de trappage, d’arbres et de nature. Pour souper nous mangeons du steak de cerf sur le BBQ. Nous campons dans sa cour pour la nuit.

Lillooet - 14 et 15 mars

Nous sommes maintenant dans «Cariboo district» sur le chemin de la ruée vers l’or. Le chemin que nous empruntons est de toutes beauté. Zigzagant entre les montagnes tout en suivant la rivière Fraser. Ici le long de la route, il faut faire attention au roches qui déboulent, à la route sans accotement et aux animaux sauvages de la région qui se tiennent sur le bord du chemin pour vous dire « Salut vous autre! Comment ça va? » Ces animaux, ils y en a un peu partout le long de la route, de toutes les couleurs et de toutes les grosseurs. Brun, blanc, noir, gris. tacheté, picoté, bariolé. Ils se tiennent en général en groupe. Vous l’avez probablement deviné, je parle de chevaux et de mustang. Les JusdePommes ont les yeux bien ouvert pour ne pas en manqué un.







Juste avant d’arriver à Lillooet, nous trouvons un petit camping. Une douzaine d’emplacement, un douche et une toilette chauffée. Le prix est affiché et il y a une petite boite pour laisser des sous. Nous nous y installons. SonPapa veut visiter les environs car il y a eu plusieurs feux de foret l’an dernier, ce qui peut aider à la pousse de morille. Ce sera donc plus facile d’aller trotter sans la roulotte.





Sur le camping il y a un petit motorisé. Nous faisons connaissance avec Mickey. Homme dans la cinquantaine avancé, il habite là depuis le mois de décembre. Chercheur d’or, musicien, vendeur et installeur d’air climatisé et de pompe à chaleur, Mickey est un «man of many talents» :o)

Nous partons à la découverte des environs. Le paysage est très escarpé. SonPapa se vois mal cueillir dans ce secteur. De toute façon nous nous rendons rapidement compte que la majorité des territoires de ce coin sont des réserves indiennes : endroits où il est défendu de pratiquer la cueillette.

Petite observation à partager : La rivière Fraser est une rivière brune. L’eau n’est pas très claire, on dirait une rivière de boue. Lors de notre promenade, nous croisons régulièrement des petits cours d’eau qui eux sont de couleur verte…Pas transparent, mais assez vert. Ceux-ci en se jetant dans la Fraser font un mélange très surprenant. Mais la rivière reste tout de même brune.

La petite ville de Lillooet est très jolie. Lors de la ruée vers l’or, un individu avait eu l’idée d’importer 23 chameaux pour transporter bagage et passager. L’idée et les chameaux sont vite abandonnés. À cause de leur odeur : les chameaux font peur aux animaux indigènes comme les chevaux et les buffles qui aiment mieux se jeter dans le fossé plutôt que de passer à côté de ces monstres. De plus, comme il possèdent des caractères de chiens(les chameaux), les gens ne sont pas très enclin a les utiliser. Ils sont donc abandonné à leur sort. Le dernier étant mort au début des années 1900 dans un ferme de la région. La ville comporte plusieurs mentions du passage de ces bêtes, entre autre, le nouveau pont de la ville qui s’appelle le «23 Camel bridge».


Notre petite roulotte se trouve à quelque part au pied de cette montagne, plus sur le bord de la rivière.






Notre deuxième journée sur le camping est plus utilisée a jouer dans le sable, prendre des photos et faire de la recherche internet pour notre prochaine étape. Et oui, même les petits campings que l’on pense perdu possède des connections internet.

Anges de sable












Bebittes de sable




Cash Creek - 13 mars

Samedi matin nous sommes allés à Peachland pour le service sabbatique. Les JusdePommes se sont faits de nouveaux amis. Une petite famille de 3 enfants. Fraser le plus vieux à 5 ans. Après 10 minutes la glace était cassée; et les enfants se sont bien amusés lors de la collation après le sermon. Les gens de l’Église étaient très heureux de voir toute cette jeune vie autour d’eux. Il faut dire que la moyenne d’âge est d’à peu près 60 ans. SonPapa étaient très heureux, car il a pu discuter avec le pasteur qui a accepté que nous soyons baptisés le week-end débutant la Pâque.

Après la collation, nous avons repris la route qui monte vers le nord en direction de Kamloops. Nous partons explorer le nord du BC à la recherche d’endroits potentiels où poussent les champignons, surtout la morille. Le GrandJusdePomme a bien hâte d’être dans le bois. Lors de la première heure de notre trajet, nous avons eu de sérieux doute quand au but de ce trajet à ce moment-ci de l’année. Et nous avons presque regretté d’avoir laissés nos bottes et manteaux d’hiver et nos raquettes. Car bien que nous étions au chaud dans la vallée de l’Okanagan, en prenant la Coquialla Highway, nous nous sommes vite rendu compte qu’en hauteur, il y a encore beaucoup de neige. SonPapa conduit en observant la végétation. Nous recherchons une végétation boréale: pin gris, sapin baumier, peuplier.

Nous avons soupé à Kamloops. Après souper (vers 19hrs), nous avons décidé d’aller emprunter le stationnement de la petite chapelle où nous y sommes restés lors de notre arrivé au BC. En arrivant là, les portes de la chapelle étaient grandes ouvertes et on y entendait de la musique. Nous sommes entré avec les JusdePommes. Après nos «petits vieux» de l’après-midi, nous venions de tomber sur un groupe beaucoup plus jeune, moyenne d’âge 18ans. Il y avait toute un band au devant de la chapelle. Après les hymnes de l’après-midi, chanté sur un enregistrement «midi player», nous avons eu droit à un «show live». Les JusdePommes ont dansé, couru et agité des drapeaux au son de la musique. Nous sommes sorti de la chapelle vers 23hrs et décidé de reprendre la route vers Cash Creek. Nous avons passé la nuit dans une halte routière à environ 10 km au nord du village.

Summerland - 7 au 12 mars

Notre deuxième semaine chez les Rands s’est passé aussi tranquille que la première. Un petit train-train quotidien s’est installé: levé tard, déjeuner-diner, jouer dehors, souper avec la famille à la maison, soirée passée dans la maison, et lorsque c’est l’heure du dodo, les JusdePommes se dépêchent d’aller donner leurs bisous puis nous remontons à la roulotte.

Vendredi nous avons réemballé nos affaires. Une petite pluie nous embête en nous empêchant de pouvoir tout étendre dehors afin de bien replacer le tout dans la roulotte. Nous avons rempli un gros bac de tous nos vêtements d’hiver et autres choses inutiles pour le moment (raquettes, luges, pots masons vides etc.) C’est fou l’espace que nous avons gagnés ! Nous sommes de plus en plus fonctionnels dans notre minuscule maison. Hourrah ! Une fois la roulotte toute prête nous l’avons redescendu dans la cour. Après souper, lorsque nous avons voulu y aller pour dormir, BoBlack a refusé d’y entrer. La dernière fois, il y avait pris un choc électrique, il était hors de question qu’il y retourne.

mercredi 10 mars 2010

Jo-dans-le-trou

Connaissez-vous Jo-dans-le-trou ? Il était une fois un petit garçon appelé GrandJusdePomme qu’on appelait gentiment Jo. À onze mois, Jo aimait beaucoup s’amuser dans les trous que son papa creusait.



Un beau jour, il devait avoir à peine un an, il jouait dans la cave où son papa travaillait. Celui-ci lui avait bien dit de ne pas jouer près du trou de la pompe submersible. Chose difficile pour un petit gars qui aime les trous. Alors, bien entendu, il est tombé dans ce trou la tête première. Le trou était juste assez large pour faire entrer un petit gars comme lui. Heureusement qu’il n’était pas très profond, qu’il n’y avait pas d’eau dedans et surtout que SonPapa travaillait tout près. Alors SonPapa a sorti Jo du trou par les pieds, car il n’y avait que ceux–ci qui y dépassaient. À partir de ce moment là, Jo reçu le surnom de: Jo-dans-le-trou.

Ce même hiver, Jo-dans-le trou tomba la tête première dans un trou de neige. Encore une fois encore SonPapa le sortit de là par les pieds.

Plus tard, il apprit à faire des trous, ce qui était beaucoup moins dangereux. Des trous dans le sable, dans la terre, dans la neige, dans l’eau, dans les feuilles. Bref, des trous.

Ces derniers jours, ici à Summerland, il y a MonsieurGeorge qui est un homme plein de projets entamés. L’un de ceux-ci consiste à faire entrer de la lumière dans la cuisine. Pour ce faire il a posé un puits de lumière sur le toit de la maison et fait un trou dans le plafond de la cuisine en face de l’évier. Pour terminer le projet, il lui reste à relier le puits de lumière et le trou au dessus de l’évier. En attendant, il a mis une vitre de plastique sur le trou. Le grenier étant un endroit d’entreposage et, aussi, la chambre d’Edward, personne donc, sauf ce dernier, n’a vraiment à faire là haut.

MadameTuula, l’épouse de MonsieurGeorge, était en train de faire à souper dans la cuisine sous le puits de lumière tout en discutant avec SaMaman, qui elle, était installée à la table de cuisine. MadameTuula quitte la cuisine pour aller chercher quelque chose. Et à ce moment là, SaMaman voit quelque chose tomber juste à l’endroit où MadameTuula se tenait. 1 et 2 secondes passent avant qu’elle réalise que c’est Jo-dans-le-trou qui est passé au travers de la vitre en plastique du plafond. Il est heureusement tombé dans les bras d’un ange: SaMaman l’a ainsi vue descendre tout au ralenti. À part la peur et l’incompréhension complète, Jo-dans-le-trou, s’en ai sorti indemne; aucune égratignure, aucun bleu, pas même une bosse, seulement un petit mal de tête et la question: «Pourquoi y a-t-il un trou dans le plancher maman? Pourquoi MonsieurGeorge a-t’il fait un trou dans le plancher et ne la pas bouché?» Le commentaire de MiniJusdePomme qui est arrivé à la course pour voir son frère sur le plancher au travers de tous les morceaux de plastique: «Na (GrandJusdePomme ), Bing bang boum ???!!!»

Sur le moment, George et Tuula ont cru que JusdePomme était dans la cuisine et que le plafond lui était tombé sur la tête. Il a fallu leur expliqué qu’il était monté avec Ed et avait malheureusement marché sur la fenêtre. Ouf ! Ce petit gars à vraiment un ange gardien qui veille sur lui.